Le Point : En tant que petit-fils d'architecte, comment accueillez-vous l'architecture contemporaine de la ZAC Clichy-Batignolles et de la rue Pierre-Rebière ?
Bernard Debré : Charles Lemaresquier [concepteur du Cercle militaire] était en effet mon grand-père maternel. Et mon fils est aussi architecte. L'architecture est quelque chose que j'ai dans les gènes. Et je suis plutôt satisfait de celle qui se déploie dans le 17e. Sa modernité s'insère bien dans cette partie hétéroclite de l'arrondissement.
Comment justement cette architecture va-t-elle modifier le paysage urbain du 17e et de Paris ?
Le grand projet de renouvellement urbain sur la porte Pouchet est fondamental pour insérer Paris dans la banlieue et vice versa. Les nouveaux espaces publics, la requalification des voies vont permettre d'ouvrir le quartier et favoriser une meilleure circulation au sein de la périphérie parisienne. Sur les Batignolles, l'arrivée du palais de justice et de milliers de mètres carrés de commerces va aussi redonner vie à ce quartier en déshérence.
Le nouveau quartier Clichy-Batignolles fera la part belle aux tours. Etes-vous favorable aux tours dans Paris ?
Oui. Quand j'ai voulu me présenter à la mairie de Paris, en 2008, j'avais d'ailleurs proposé la proposition de tours autour de la capitale. Bien sûr, il ne faut pas toucher aux quartiers, mais des tours dans les arrondissements périphériques ne me semblent pas incongrues. L'imagination doit pouvoir s'exprimer dans ces quartiers et c'est le cas de Clichy-Batignolles.
Propos recueillis par Audrey Emery