LES BRIS DE « VERT »
Société | Ajouté le 24.11.2011 à 19H53

Les feuilletons politiques touchant le parti socialiste et les Verts sont déplorables. Voici maintenant le conflit ouvert.
Les deux derniers jours ont été misérables pour la démocratie. Comment peut-on imaginer brader la filière atomique pour des circonscriptions ? C’est faire peu de cas d’un véritable problème que doit affronter la France, sa politique énergétique.
L’attitude de François Hollande est scandaleuse dans le sens où il a abandonné l’idée même de la notion de président de la république au profit de magouilles électorales. Je comprends qu’il veuille absolument se faire élire mais qu’avait-il à négocier avec les Verts ?
Quant aux Verts, ils n’ont jamais su avoir une cohésion suffisante pour faire de la politique. Souvenez-vous de ce qui s’est passé dans les années précédentes ou ils s’injuriaient copieusement les uns les autres. Souvenez-vous de cet épisode ridicule avec Nicolas Hulot qui n’a rien d’un gauchiste mais qui voulait par ambition personnelle prendre la tête du parti Vert pour se présenter à l'élection présidentielle. Le pauvre s’est fait laminer, massacrer, broyer par la horde de Verts extrémistes, il n’en est pas encore revenu.
C’est donc Eva Joly qui a été élue à une forte majorité. Cela traduit bien l’extrémisme, l’absurdité des Verts qui, en la désignant, se sont eux-mêmes sabotés. La preuve : Eva Joly est incontrôlable, elle peut dire des absurdités comme bien souvent et surtout manier l’injure. Elle parle de l’ « ennemi » Nicolas Sarkozy, c’est non seulement une injure mais c’est une erreur républicaine. Nous avons des adversaires pas des ennemis, nous ne sommes pas en guerre civile !
François Hollande, et j’ai pris cette métaphore à dessein, est en train d’essayer de mettre les débris de « Verts » sous le tapis mais il a, par sa proximité verdoyante, montré son incapacité à diriger la France, abandonnant des idées fortes au profit de sièges électoraux.
La campagne électorale est dramatique du côté des socialistes et des verts mais vais-je m’en plaindre ? Simplement considérer que la démocratie n’en sort pas grandie.
Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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