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La recherche sur l'embryon
Santé | Ajouté le 11.07.2013 à 10H39
ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Autoriser la recherche sur les embryons congelés peut poser certains problèmes moraux. En réalité, il s’agit-là d’une hypocrisie relativement claire. L’embryon congelé n’est constitué que de 4 à 8 cellules qui ne représentent que des cellules souches et en aucun cas un embryon véritable avec ses organes futurs. Mais je comprends que cela puisse poser un certain nombre de problèmes.

C’est pour cela que le Comité national d’éthique avait préconisé que l’on interdise cette recherche avec la possibilité de dérogations qui auraient permis des projets clairs et innovants, indispensables au traitement de certaines maladies.

Les cellules iPS ont été découvertes, il y a quelques années. De quoi s’agit-il ? Il s’agit de prendre une cellule différenciée sur une personne et de manipuler cette cellule pour la faire régresser en une cellule souche, cette dernière ayant toutes les potentialités. C’est d’ailleurs grâce à ces cellules iPS que l’on peut imaginer un avenir extraordinaire pour l’Homme puisqu’elles pourront être à la base de la reconstitution d’organes humains. C’est ainsi qu’un foie humain a été recréé.

On pourrait ainsi, grâce à ces cellules iPS, développer une recherche incroyablement fertile sans passer par l’embryon humain congelé. Bien entendu, il y a là une certaine hypocrisie car la cellule souche iPS, dans l’avenir, pourrait éventuellement servir à la création d’un humain complet. Elle pourrait être assimilée à une cellule souche embryonnaire, mais elle ne proviendrait pas de la fusion entre un spermatozoïde et un ovocyte.

Ce champ de recherche fondamentale n’est pas encore développé et au lieu de se battre sur la possibilité d’utiliser les cellules souches embryonnaires, pourquoi ne pas « mettre le paquet » pour développer la recherche sur les cellules iPS. Elle rendrait caduque et obsolète toute utilisation de cellules souches embryonnaires issues d’embryons congelés. Dans ce domaine, nous sommes assez en retard sur les autres pays. C’est là qu’il faut faire porter nos efforts.

Nous sommes encore une fois en train de discuter au lieu d’agir. Laissons l’interdiction avec possibilité de dérogation et mettons les chercheurs sur les cellules iPS.


Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
Ancien membre du Comité consultatif national d’éthique
 
1 réaction à l'article
l 12.07.13 à 01h26, opdv a répondu :
Depuis la fusion entre un spermatozoïde et un ovocyte,
nous avons tous un père et une mère.
Depuis l'état unicellulaire inclus,
nous sommes une personne humaine,
et nous sommes toujours une partie du corps de notre mère,
et toujours une partie du corps de notre père, y compris après notre naissance.
Une cellule iPS ne pourrait donner qu'un être humain incomplet,
car sans père ni mère,
ces êtres humains conçus par iPS seraient à protéger plus que des animaux jusqu'à leur naissance,
puis à considérer comme des personne humaines une fois nés.
Pour nous l'article 16 du code civil nous donne le statut de personne depuis la fécondation,
l'ivg n'est qu'une dérogation à cet article.
 
 
 
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