L'UMP A DOUBLEMENT PERDU
Divers | Ajouté le 26.09.2011 à 15H05

Le Sénat passe à gauche avec une nette majorité. Jamais dans l’histoire de toutes les républiques, cette chambre haute n’a été dominée de la sorte.
Beaucoup affirment que ce séisme politique est dû aux résultats antérieurs : élections régionales, cantonales et municipales aux résultats décevants. Certes, mais pourquoi les a-t-on perdues ?
Il me semble qu'il y a pire car ces défaites antérieures n’expliquent que la moitié des gains de gauche. L’autre moitié est due au refus de l’UMP par les électeurs, un double refus.
Celui de la France qui malheureusement n’accepte pas les réformes pourtant nécessaires pour faire face à cette crise. Celui des Francais qui en ont assez des divisions de la droite tant en province qu’à Paris.
Si ce n'était qu'une réaction partisane... Là encore, il faut dreser un constat sans concession : les Français aujourd’hui rejettent l’UMP, le parti du Président de la République. Ils en ont assez des affaires qui gangrènent l’ambiance : affaire des mallettes, africaines, etc. Même s’il faut rester prudent et vraisemblablement penser qu’une bonne partie des affirmations sont « inventions », il n’en reste pas mois vrai qu’une autre partie…
Les affaires du financement de la campagne d’Edouard Balladur ? Sans en connaître la vérité, ce qui se dit est désastreux. L’argent liquide venant de Suisse, semble avéré, quelle est son originie ? Il est temps qu’Edouard Balladur s’explique.
Ces affaires ajoutées à d’autres ternissent l’image de la droite, même si vraisemblablement Nicolas Sarkozy n’y est pour rien. Les électeurs peu nombreux il est vrai (75000) en ont eu assez, ils ont doublement sanctionné l’UMP en votant contre ses représentants et pour les dissidents.
Quelles leçons en tirer ?
D’abord une réflexion globale sur la gouvernance du parti, non pas en mettant en cause Jean-François Copé, mais Nicolas Sarkozy qui a voulu dans certaines régions ou départements imposer ses amis, or dans beaucoup d’endroits ils ont été refusés.
Il faut aussi que le Président de la République comprenne qu’il ne sera pas réélu par la politique étrangère même si elle est fondamentale et conditionne notre futur. Les Français souffrent, ont des difficultés à vivre.
Nicolas, pense à la Corrèze avant le Zambèze !
Il faut purger les affaires. Si elles sont réelles (ne serait-ce qu'en partie) il faut le dire, lever le Secret Défense et punir les coupables, car nous voulons tous une République irréprochable. L’est-elle si des soupçons perdurent ?
Enfin, il faut expliquer aux Français la crise, ses dangers et ses remèdes. Il semble aujourd’hui que les remèdes proposés sont homéopathiques, pour ne pas perdre trop de voix… Les Français sont aptes à comprendre une politique sur le long terme.
Pour leur part, les socialistes n’ont pas de politique crédible, ils risquent de faire beaucoup de mal à la France s’ils viennent au pouvoir, ils auront alors tous les pouvoirs et la majorité non seulement au Sénat et dans les régions, dans de nombreux départements mais également à l'Assemblée nationale.
Il faut se ressaisir vite car l’UMP a doublement perdu, il est désastreux d’entendre certains dans nos rangs, en particulier à Paris, expliquer leur dissidence par leur ambition en 2014 ! Cette élection sénatoriale a été désastreuse !
Pr Bernard DEBRÉ
Ancien Ministre
Député de Paris
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l 29.09.11 à 12h50, CIMABUE a répondu :
Si on veut se remettre en marche vers 2012 il n'y a qu'à écouter en boucle le déroulé des lignes de programme du PS et ne pas hésiter à avoir peur
Au commencement on souriait, ce programme n'était pas chiffré, petit à petit il le devient et c'est vertigineux
cinq ans c'est court et les réformes en cours ont besoin d'encore cinq ans à mon avis: justice, territoriales....
Oublions ces vieilles lunes, une gauche humaniste, une droite libérale qui ferait fi de tout charisme, on se bouge et on se remet à bosser
Karachi? un juge hors pair fait son boulot
Bettencourt, les valises africaines....que justice passe si c'est possible, mais je doute qu'il en sorte clarté
La droite n'a qu'un présidentiable et on va faire avec
l 29.09.11 à 12h32, MM a répondu :
Vous ne vous étendez pas beaucoup sur les divisions au sein de l'UMP à Paris pour les sénatoriales. Que Pierre Charon ait été élu c'est un véritable scandale, il a pris la place d'une sénatrice qui a fait un travail remarquable et qui ne méritait pas ce qui lui arrive. Il y a un certain nombre de traîtres dans nos rangs et cela nous promet de beaux jours en perspective. Je suis écoeurée et j'aimerais bien que vous nous donniez votre sentiment sans langue de bois sur cette situation intolérable.
l 28.09.11 à 07h32, Pierre a répondu :
Monsieur Debré, au delà de votre constat, que, bien qu'édulcoré à mes yeux, je partage, quelles recommandations pouvez-vous en tirer pour la droite française ?
En synthèse, ma vision est qu'aujourd'hui, ce n'est pas l'UMP ou sa vision de la politique intérieure qui est rejetée, mais plutôt le sentiment qu'aujourd'hui, les candidats investis par l'UMP sont les soutiens de Monsieur Sarkozy : voter pour eux, cela revient à cautionner un exercice personnel et parfois douteux du pouvoir, et une ligne politique populiste plutôt qu'au service de la nation dans son ensemble. De l'extérieur, il semble que le seul moyen d'exprimer une différence au sein de l'UMP et d'être entendu soit la dissidence. Et, si l'on n'ose faire soi-même dissidence de peur de représailles, cette peur n'existe plus dans le secret de l'isoloir... Sans changement ferme et rapide, ce sera la défaite en 2012 : M. Sarkozy souffrira des dissidences, face à un PS qui aura couvert le gros de ses divisions via le mécanisme des primaires citoyennes.
l 28.09.11 à 12h59, renet a répondu :
IL est indispensable que le Conseil d'etat soit opérationnel et que cette instance traite tous les problèmes liés aux mises en
cause de tous les Elus et qu'il dispose d'un pouvoir exécutif immédiat !
l 27.09.11 à 08h28, Réalité a répondu :
Vous voulez savoir pourquoi nous perdons les élections. Je vous propose un exemple. Les classes sont surchargées tout le monde le sait: les parents, les enseignants du public comme du privé. Mais non ! Ce soir un journaliste de France 2 nous explique que le nombre d'élève diminue par classe depuis 30 ans. Comment voulez vous que les gens ne soient pas persuadés qu'on les considère comme des imbéciles. C'est exactement cela, nous avons l'impression d'avoir un autiste à la tête de l'état. En plus je suis désolé mais un autiste entouré de personnes peu crédibles. Avez vous regardé le grand journal de Canal + avec une certaine ministre ! Chaque fois qu'elle parle c'est des voix pour la gauche. Je ne parle pas d'un ancien ministre de l'intérieur qui se fait prendre avec des appels téléphoniques, on nage dans le ridicule. En plus tout le monde sait que dans l'affaire Karachi nous y avons trempé jusqu'au cou. Nous sortirons grandis à dire la vérité et à choisir comme c'était prévu un candidat lors de primaire.
Je ne sais pas si mon mail sera mis en ligne, mais au moins lisait le et diffusait le.
l 27.09.11 à 05h18, Jean Marie Saugey a répondu :
Un vrai désastre, qu'il faut espérer sans lendemains.
A Paris une conséquence logique de municipales catastrophiques.
Et puis il faut le dire aussi de manoeuvres obliques de la part d'oligarques de l'UMP en vue des futures municipales.
Comment expliquer autrement le succès de Pierre Charon ?
Qui peut croire que du côté du 7ème, du 1er, du 16ème les mêmes qui se sont en façade rallié à la liste officielle de l'UMP, n'ont pas fait voter l'inverse en sous-main ?
D'où sortent les 189 voix qui se sont portées sur Pierre Charon ? Du parti socialiste ?
l 27.09.11 à 12h30, Bernard Bonnejean a répondu :
Mais Monsieur le Ministre, vous expliquez ce nouveau revers par deux causes complémentaires, sans essayer d'ailleurs d'évaluer la part relative de chacune d'elles. L'une des deux, dites-vous, est "arithmétique", argument que vous reprenez de l'analyse officielle probablement soufflée du château ou/et de Matignon. L'autre serait imputable au refus de l'UMP.
Permettez-moi, Monsieur le Ministre, de voler au secours de ce parti adversaire. Si l'UMP est le parti présidentiel, le parti de Sarkozy, c'est moins l'UMP que rejettent les Français que l'hôte du Fouquet's qui est censé l'incarner. Ce président a fini par "lasser", -- je veux rester poli et relativement aimable --, les 4/5èmes des Français, jusques et y compris les grands électeurs proches de la population, donc très éloignés d'un politicien qui les méprise. Ce parvenu donne l'impression, depuis 2007, de ne pas plus s'inquiéter du sort des Français que ceux-ci ne s'intéressent au sien. Aime-t-il la France ? En est-il aimé ? C'est là toute la question à laquelle les électeurs de nos campagnes ont répondu, me semble-t-il, dimanche dernier.
Il tombe dans les mêmes travers que Badinguet, confondant popularité et vulgarité (du latin vulgus, le peuple). Bientôt, Carla Bruni exhibera son bébé tout neuf, croyant attirer sur son mari les grâces du bon peuple. Mais la France ne se nourrit pas de photos de stars, pas plus qu'antan on n'aurait pu calmer sa faim avec les brioches de Marie-Antoinette.
Accordez aux Français autre chose que cette morgue de nantis de la jetset parisiano-neuilléenne et vous les verrez retrouver le chemin de la droite gaulliste aux dépens de cette mauvaise troupe libérale droitière même plus gaullienne.