Au moment où les études scientifiques révèlent (mais ne le savait-on pas déjà ?) la nocivité des drogues (fussent-elles douces), alors que la guerre fait rage dans certaines villes ou banlieues (plusieurs morts à Marseille, des émeutes à Paris et dans les banlieues), l’ouverture des salles de shoot revient d’actualité. Décidemment, les socialistes n’arrivent pas à se débarrasser des effluves de Mai 1968.
Les salles de shoot sont une très mauvaise idée. Il faut lutter contre la drogue par tous les moyens. Dès la fabrication, des ententes internationales doivent être plus fermes.
Quand les troupes alliées auront quitté l’Afghanistan, la culture du pavot, donc de l’opium et de ses dérivés, va s’intensifier.
En Amérique du Sud et Centrale, il faut intensifier la lutte contre la culture de la coca et la fabrication de la cocaïne ou de ses dérivés. Ailleurs, il faut lutter aussi contre le hachisch, mais surtout, voici, depuis un certain nombre d’années, l’apparition des drogues de synthèse, tellement dangereuses !!! La vigilance doit être exemplaire.
Lutter contre la fabrication et la culture, certes, mais il faut lutter aussi contre les trafics, grands et petits, sources de tant d’argent et de morts.
Faut-il, alors que le monde doit être mobilisé, encourager ostensiblement ces salles ? L’Etat fournira-t-il la drogue pour qu’elle soit de bonne qualité ?! C’est un peu ce que sous-entend cette initiative. L’Etat déjà racketteur, nous aurions désormais, avec les socialistes, l’Etat dealer !
Si un consommateur est victime d’une overdose dans ces salles, l’Etat sera-t-il poursuivi pour complicité de meurtre ? Si le drogué est responsable d’un accident dès sa sortie de cette salle, l’Etat sera-t-il considéré comme responsable ou complice ?! Si un drogué intente un procès à l’Etat pour l’avoir encouragé à se droguer, qui va gagner ?
Cette initiative est assez caractéristique du laxisme ambiant qui règne chez les socialistes. Alors qu’en Hollande (le pays), les bars et autres lieux de consommation ferment les uns après les autres, voici que la France tourne le dos au futur et revient à 1968. Ambiance !!!
Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris
Membre du Comité consultatif national d’éthique